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• Les Frères du Temple
Arnaud de Vilanova, dit Arnaud de Villeneuve (médecin catalan de l'université de Montpellier, mort en 1311) fabriquait l'aqua ardens (eau ardente : macération de plantes et d'alcool).
Il est le premier à avoir pratiqué le mutage à l'alcool pour améliorer la conservation du vin.
Les Templiers du Mas Deu de Perpignan généralisèrent ensuite le procédé et firent commerce de ce breuvage, vin doux naturel bien connu encore de nos jours.
Le Pineau des Charentes utilise aussi ce procédé pour sa fabrication. On peut raisonnablement en déduire que les Templiers distillaient pour obtenir de l’alcool. De la Commanderie templière d’Angles (à quelques lieues de Cognac, très proche de Cierzac) citée dans un document de 1214 au sujet d’une vente de moulins, ne subsiste que la Chapelle portant divers graffiti et une belle croix templière derrière l’autel.
La région de Cognac (16 Charente) étant déjà consacrée à la culture de la vigne, les templiers d’Angles connaissaient sans doute aussi l’art de la distillation qu’avaient pu leur transmettre leurs frères catalans.
D’où la légende suivante : Aux alentours de l’année 1295, à la prière du matin, on constata l’absence de deux chevaliers que fît quérir le Commandeur frère Hugues de Narzac : on eut du mal à les réveiller et force fût de constater qu’ils avaient abusé de l’eau de vie contenue dans une barrique. Nonobstant la punition qui s’en suivit, le tonneau et le reste de son contenu fût caché dans une cave bien fermée.
Quelques années plus tard, le frère Pierre de Montignac, nouveau Commandeur recevait à Angles l’Evêque d’Angoulême Monseigneur Guillaume de Blaye et fît quérir quelques boissons en son honneur, dont le fameux tonneau oublié depuis des années : ils purent constater que l’eau de vie en vieillissant avait pris une belle couleur ambrée et un agréable goût boisé, ce qui donna l’idée aux Templiers de faire vieillir l’eau de vie, appelée aussi à cette époque esprit de vin.
On n’avait pas encore imaginé la double distillation, l’un des secret du Cognac, mais on était sur le bon chemin. |
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